CP affiche du film " Apocalypse Now " Marlon BRANDO - Martin SHEEN - DUVALL

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En 2000, le film est sélectionné par le National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès des États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ».En 1991, le documentaire Aux cœurs des ténèbres : L'Apocalypse d'un metteur en scène retrace l'aventure insensée que fut le tournage du film. Coppola voit sa carrière presque anéantie par les problèmes de tournage, de budget et de casting tandis que son équipe est confrontée à toutes sortes de problèmes qui mettent leurs nerfs à rude épreuve.Pendant la guerre du Viêt Nam, les services secrets militaires américains confient au capitaine Willard la mission de retrouver et d’exécuter le colonel Kurtz dont les méthodes sont jugées « malsaines ». Celui-ci, établi au-delà de la frontière avec le Cambodge, a pris la tête d’un groupe d’indigènes et mène des opérations contre l’ennemi avec une sauvagerie terrifiante. Au moyen d’un patrouilleur et de son équipage mis à sa disposition, Willard doit remonter le fleuve jusqu’au plus profond de la jungle pour éliminer l’officier. Au cours de ce voyage, il découvre, en étudiant le dossier de Kurtz, un homme très différent de l’idée qu’il s’en faisait. Deux membres de l'équipage du patrouilleur sont tués avant d'arriver au camp de Kurtz. Arrivé au camp, Willard est d'abord enfermé, puis est laissé libre. Un autre membre de l'équipage est décapité avant qu'il ne donne les coordonnées du camp pour qu'il puisse être bombardé. Le dernier membre de l'équipage, Lance, se fond dans la culture ambiante du camp. Kurtz explique à Willard que ce sont les horreurs auxquelles il a assisté qui l'ont décidé à monter son projet. Willard finit par assassiner Kurtz, et repart avec Lance. Le camp est bombardé peu après2. Fiche techniqueTitre : Apocalypse Now (1979) ; Apocalypse Now Redux (2001)Réalisation : Francis Ford CoppolaScénario : John Milius, Francis Ford Coppola et Michael Herr, d'après la nouvelle Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad non mentionné au génériqueDirection artistique : Dean Tavoularis (supervision) ; Angelo GrahamDécors : George R. Nelson ; John LaSalandra (constructions monumentales)Costumes : Charles E. JamesMaquillage : Jack Young et Fred C. Blau JrPhotographie : Vittorio StoraroEffets spéciaux : Joseph Lombardi et A. D. FlowersSon : Walter Murch, Mark Berger, Richard Beggs et Nathan BoxerMontage : Walter Murch, Gerald B. Greenberg et Lisa Fruchtman ; Michael Kirchberger (Redux)Musique : Carmine Coppola, Francis Ford Coppola, Mickey Hart et Randy Hansen (non crédités)Production : Francis Ford Coppola, Eddie Romero, John Ashley, Mona Skager (associés) ; Fred Roos, Gray Frederickson, Tom Sternberg (coproducteurs) ; Kim Aubry, Shannon Lail (Redux)Société de production : Omni ZoetropeSociétés de distribution : United Artists, Gaumont Buena Vista International 3 août 2001 (Redux)Budget : 31 000 000 $Format : couleurs (Technicolor) - 35 mm - 2,35:1 (Technovision) - stéréo Dolby - copies V.O. gonflées au format 70 mmGenre : guerreDurée : 141 minutes (originale) ; 194 minutes (Redux)Pays d'origine : Drapeau des États-Unis États-UnisLangues : anglais, vietnamien (et français dans Redux)Lieux de tournage : Drapeau des Philippines PhilippinesDates de sortie :Drapeau de la France France : 10 mai 1979 (Festival de Cannes), 26 septembre 1979 (sortie nationale) ; 11 mai 2001 au Festival de Cannes (Redux)Drapeau des États-Unis États-Unis : 15 août 1979 ; 3 août 2001 (Redux)Flag of Switzerland.svg Suisse romande : 16 mai 2001 (Redux)Drapeau de la Belgique Belgique : 20 juin 2001 (Redux)Drapeau du Canada Canada : 10 août 2001 (Redux)DistributionLégende : doublage de la version originale (1979) ; doublage de la version Redux (2001) Martin Sheen (VF : Philippe Ogouz ; idem) : le capitaine Benjamin L. WillardMarlon Brando (VF : William Sabatier ; Jean-François Garreaud) : le colonel Walter E. KurtzRobert Duvall (VF : Pierre Santini ; Bernard-Pierre Donnadieu) : le lieutenant-colonel Bill KilgoreFrederic Forrest (VF : Jacques Ferrière ; Boris Rehlinger) : Jay « Chef » HicksAlbert Hall (VF : Serge Sauvion ; Bruno Dubernat) : le lieutenant George Philipps, commandant du bateauSam Bottoms (VF : François Leccia ; Adrien Antoine) : Lance JohnsonLaurence Fishburne (VF : Christophe Lemoine) : Tyrone « Clean » MillerDennis Hopper (VF : Gérard Hernandez ; Dominique Collignon-Maurin) : le journaliste-photographeG. D. Spradlin : (VF : Jean-Claude Michel ; Georges Claisse) : le général CormanHarrison Ford (VF : Bernard Woringer ; Alain Courrivaud) : le colonel LucasScott Glenn : le capitaine Richard ColbyBill Graham (VF : Jacques Balutin) : l'agentCynthia Wood, Linda Carpenter et Colleen Camp : les playmatesRobert Julien : le professeur françaisAurore Clément (VF : elle-même) : Roxanne Sarraut de Marais (Redux seulement)Christian Marquand (VF : Joël Zaffarano) : Hubert de Marais, le propriétaire de la plantation française (Redux seulement)Franck Villard : Gaston de Marais (Redux seulement)Francis Ford Coppola : le réalisateur de l'équipe de télévisionDistinctionsRécompensesFestival de Cannes 1979 :Palme d'orPrix FIPRESCI de la critique internationaleOscars 1980 :Meilleure photographie : Vittorio StoraroMeilleur son : Walter Murch, Mark Berger, Richard Beggs, Nathan BoxerAmerican Movie Awards 1980 : meilleur acteur dans un second rôle pour Robert DuvallBAFTA du meilleur second rôle masculin pour Robert DuvallPrix David di Donatello du meilleur film étranger pour Francis Ford CoppolaGolden Globes 1980Meilleur acteur dans un second rôle pour Robert DuvallMeilleur réalisateur pour Francis Ford CoppolaGoldene LeinwandNSFC Awards : meilleur second rôle masculin pour Frederic ForrestPrix du Cercle des critiques de film de Londres 1981 : Film de l'annéeLe film a été sélectionné par le National Film Preservation Board pour figurer dans le National Film Registry en 2000.NominationsCésar du meilleur film étranger 1980Oscars 1980 :meilleur filmmeilleur réalisateurmeilleur acteur dans un second rôle pour Robert Duvallmeilleur scénario adaptémeilleurs décorsmeilleur montageProductionPré-productionGeorge Lucas, associé de Coppola au sein de la jeune société de production American Zoetrope est d'abord pressenti pour réaliser le film, mais des divergences artistiques entre les deux hommes le conduisent à se consacrer entièrement au premier épisode de la saga Star Wars. Le titre initial du film en 1972, trouvé par John Milius, était « The Psychedelic Soldier ». Finalement, après trois années de travail et une dizaine de versions, Milius et Coppola accouchent d'un manuscrit de 1 000 pages avec pour titre « Apocalypse Now » inspiré du slogan « Nirvana Now » inscrit sur les badges des hippies3. Le montage financier est difficile et finalement fixé à 16 millions de dollars en 1976, tout dépassement incombant au producteur. Pour qu'American Zoetrope puisse produire son film, Coppola a l'idée d'adapter les deux premiers Parrain sous forme de mini-série pour la télévision, pensant qu'elle ferait une bonne audience sur le petit écran permettant ainsi de se refaire financièrement4. TournageLa famille Coppola embarque le 1er mars 1976 pour Manille, Philippines, louant une grande maison sur place car le tournage est prévu pour durer cinq mois. Le tournage débute le 20 mars5. Le tournage est particulièrement éprouvant. Après avoir tenté de confier le rôle de Willard à différents acteurs, James Caan, Jack Nicholson, Steve McQueen, Al Pacino, Dustin Hoffman et Robert De Niro, Coppola choisit Harvey Keitel et tourne les premières scènes avec lui. À la vision de premiers rushs au bout de trois semaines de tournage, mécontent de l'acteur, il décide finalement de le remplacer au pied levé par Martin Sheen, qui fait un infarctus le 5 mars 1977, ne pouvant revenir sur le plateau que le 19 avril. Durant cette période son frère Joseph le double pour les scènes qui ne réclament pas de gros plan6. Les conditions du tournage sont extrêmement difficiles et le plateau dans la jungle est ravagé par le typhon Olga le 26 mai 1976, si bien que le 8 juin, la production est interrompue pour six semaines7. Les hélicoptères, prêtés par l'armée des Philippines, doivent être peints le matin aux couleurs de ceux de l'armée américaine, puis repeints le soir dans leurs couleurs officielles. Finalement, le tournage se termine le 21 mai 1977, après 238 jours. Le budget, qui était initialement de 13 millions de dollars, passe à 30 millions. Le succès du film, et en particulier sa Palme d'or au festival de Cannes 1979 (partagée avec le film allemand Le Tambour), sauve Coppola du désastre financier auquel il était voué. En effet, Coppola a dû investir sa fortune personnelle dans cette aventure en hypothéquant tous ses biens. Il a été décrit par de nombreux témoins comme de plus en plus mégalomane et paranoïaque au fur et à mesure du tournage, fumant de la marijuana et ayant perdu plus de 40 kilos8. La scène de l'attaque des hélicoptères sur fond de la Chevauchée des Walkyries semble être inspirée d'une séquence de Die Deutsche Wochenschau portant sur la bataille de Crète où sont montrés attaques de bombardiers et largages de parachutistes[réf. nécessaire]9. Les affiches du film et la typographie du titre sont de Bob Peak. DistributionDurant le tournage du film, outre son épouse, les trois enfants du réalisateur sont présents, en particulier Sofia (la future cinéaste) ; Giancarlo (décédé en 1986) et Roman apparaissent dans la scène du dîner avec les Français. Coppola fait un caméo dans le film : il apparaît dirigeant une équipe de télévision lors du débarquement, incitant les soldats à ne pas regarder la caméra et à continuer d'avancer. Laurence Fishburne mentit sur son âge pour participer au film. Il n'a alors que 14 ans au début du tournage, en mars 1976, alors qu'il devait en paraître 17. Martin Sheen ayant eu trois semaines d'arrêt de travail à la suite de son infarctus, Francis Ford Coppola se contente de filmer des plans larges et de derrière de Willard avec le propre frère de Martin comme doublure. Steven Spielberg utilisera plus tard ce même procédé sur le tournage d'Indiana Jones et le Temple maudit lorsqu'une hernie discale affectera Harrison Ford. Coppola offre aux acteurs d'exprimer ce que feraient leurs personnages, lors de la scène où leur bateau croise un sampan suspect. Le tournage de celle-ci est improvisé par les acteurs, qui choisissent, toujours en accord avec le metteur en scène, de la voir culminer en massacre. Bien qu'il n'ait pas plus de dix minutes de scènes dans le film, et bien que souvent doublé à cause de son excès de poids (120 kg)10,11, Marlon Brando est crédité en premier au générique, bien avant Martin Sheen, pourtant acteur principal du film. Pour la séquence de la plantation française, Lino Ventura pressenti pour le rôle d'Hubert de Marais, décline la proposition estimant que ce rôle n'est pas fait pour lui[réf. nécessaire]. Mais surtout, Lino Ventura refusa de partir pour un voyage en un pays très lointain, les Philippines. De plus, ce comédien détestait prendre l'avion, et préférait prendre le train, une situation impossible pour ce film. Bande originaleOutre les compositions originales de Carmine et Francis Ford Coppola, la bande originale comprend plusieurs morceaux de l'époque, dont The End, des Doors (principalement dans les séquences d'ouverture et de fin), Satisfaction, des Rolling Stones, Susie Q, de Dale Hawkins (interprétée ici par Flash Cadillac and the Continental Kids), mais aussi la « chevauchée des Walkyries », de Richard Wagner, associée à un vol d’hélicoptères illustrant la folie guerrière du lieutenant-colonel Kilgore. Les compositeurs Isao Tomita et David Shire ont également travaillé sur le film avant Carmine et Francis Ford Coppola. Tomita est allé jusqu’à accompagner l'équipe de tournage aux Philippines, mais un différend entre les labels a finalement empêché son implication12. David Shire a lui composé une bande originale de 20 titres, instrumenté en grande partie à l'aide de synthétiseur Moog, elle n'a pas été retenue mais une version CD est sortie en décembre 201713,14. LP de 1979Apocalypse NowBande originaleSortie1979CompositeurCarmine CoppolaFrancis Ford CoppolaProducteurDavid RubinsonLabelElektra RecordsmodifierConsultez la documentation du modèle The End (4:15)Saigon (Narration & Dialogue) (1:38)The End - Part 2 (1:37)Terminate (Narration & Dialogue) (5:44)The Delta (2:38)P.B.R. (Narration & Dialogue) (2:02)Dossier #1 (1:51)Colonel Kilgore (Narration & Dialogue) (5:43)Orange Light (2:15)The Ride of the Valkyries (2:00)Napalm in the morning (Dialogue) (0:55)Pre Tiger (4:50)Dossier #2 (3:30)Suzie Q (4:26)Dossier #3 (3:09)75 Kucks (Dialogue) (1:09)The Nung River (3:10)Do Lung Bridge (9:37)Letters from Home (2:39)Clean's Death (3:10)Chief's Death / Strange Voyage (6:47)Strange Voyage (4:16)Kurtz' Compound (Dialogue) (2:18)Willard's Capture (1:18)Errand Boy (Dialogue) (2:04)Chef's Head (2:04)The Hollow Men (1:09)Horror (Dialogue) (5:42)Even the Jungle wanted him dead (Dialogue) (1:01)The End (3:14)Édition Redux de 2000The End (Edit version from the film) (6:29)The Delta (2:48)Dossier (2:17)Orange Light (1:13)Ride of the Valkyries (1:49)Suzie Q (3:13)Nung River (2:53)Do Lung (4:08)Letters from home (1:17)Clean's Death (feat. M. Hart) (2:02)Chief's Death (1:55)Voyage (3:08)Chef's Head (1:58)Kurtz Chorale (1:29)Finale (6:06)AccueilBox-officeÉtats-Unis : 78 000 000 $France : 4 537 431 entréesRéception critiqueApocalypse Now est projeté pour la première fois au Festival de Cannes de 1979 en tant que work in progress. Il reçoit la Palme d'or qu'il partage avec Le Tambour (Die Blechtrommel) de Volker Schlöndorff. Au sujet du film, Coppola déclare : « Apocalypse Now n'est pas un film sur le Viêt Nam, c'est le Viêt Nam. Et la façon dont nous avons réalisé Apocalypse Now ressemble à ce qu'étaient les Américains au Viêt Nam. Nous étions dans la jungle, nous étions trop nombreux, nous avions trop d'argent, trop de matériel et petit à petit, nous sommes devenus fous »15[réf. insuffisante]. À sa sortie, Le Monde diplomatique relativisa la vigueur protestataire que le reste de la presse perçut dans le film. Comment croire, écrivait l'auteur de l'article, qu'on ait envoyé une patrouille capturer un homme coupable du meurtre de trois agents doubles quand on connaît l'existence officielle d'un plan, le programme Phoenix, qui planifiait l'élimination physique de tous les responsables viet-cong ? Polémique de la Palme d'orLe film aurait prêté à polémique, car il semblerait que Coppola dût opérer un chantage sur Gilles Jacob, Maurice Bessy et Robert Favre Le Bret, les dirigeants du festival de Cannes : le film ne viendrait à Cannes que s'il remportait la Palme d'or. Françoise Sagan, la présidente du jury, n'apprécia pas du tout le film, ni ce marché imposé. On proposa le compromis de la Palme d'or ex-æquo, ce qui ne serait plus possible avec le règlement actuel16,17,18. Thierry Frémaux et Gilles Jacob nient ce qu'ils considèrent comme une légende urbaine, déclarant que Coppola demanda seulement de venir au festival à la seule condition que son film soit en compétition19. Adaptation et documentaireLe tournage du film a fait l'objet d'un documentaire sorti en 1991 : Aux cœurs des ténèbres : L'Apocalypse d'un metteur en scène (Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse), réalisé par Fax Bahr et George Hickenlooper sur la base des films amateurs tournés sur les plateaux par l'épouse de Coppola, Eleanor Coppola. Le livre de Joseph Conrad a fait l'objet d'une adaptation beaucoup plus fidèle, réalisée pour la télévision par Nicolas Roeg en 1994 : Au cœur des ténèbres avec Tim Roth, John Malkovich, Isaach de Bankolé, James Fox. Le roman fut également adapté en 1958 dans le cadre de Playhouse 90. Apocalypse Now ReduxLors de sa sortie en 1979, le film, projeté en copie 70 mm, ne comporte aucun générique, ni de début ni de fin. Un petit livret, avec la liste des techniciens et des acteurs, est distribué à l'entrée des salles. L'absence du générique de fin s’explique par le fait que les dernières images, où le camp de Kurtz est bombardé, ont été retirées. On peut trouver des versions avec cette fin. Une nouvelle version considérablement rallongée (49 minutes supplémentaires) a été distribuée en 2001 sous la dénomination Apocalypse Now Redux. Elle a été accueillie de manières diverses. En effet, certains considèrent que le sens du film est clarifié et que des détails flous de la première version retrouvent leur place. D'autres voient les ajouts comme des digressions qui amoindrissaient la force du récit, car elles constituent des pauses dans la remontée du fleuve. David Lynch indique par exemple : « Quand un film est fini, on ne doit plus s'en approcher. Changer un détail aura des répercussions partout, et l'ensemble peut s'effondrer. Dans Apocalypse Now, les scènes supplémentaires, à mon avis, ont endommagé le film »20. Par ailleurs cette version révèle également un capitaine Willard plus humain voire plus drôle par moment. Quoi qu'il en soit, Coppola a travaillé le nouveau montage à partir des éléments originaux. Il le justifie de la manière suivante : « Mon but avec Apocalypse Now Redux est de présenter une expérience plus riche, plus ample, plus texturée du film, qui comme l'original à l'époque donne aux spectateurs la sensation de ce que fut le Viêt Nam ; l'immédiateté, l'insanité, la griserie, l'horreur, la sensualité et le dilemme moral de la guerre la plus surréaliste et la plus cauchemardesque de l'Amérique. Qu'une culture puisse mentir sur ce qui se passe en temps de guerre, que des êtres humains soient brutalisés, torturés, mutilés et tués et que tout cela soit présenté comme moral, voilà ce qui m'horrifie. »21 Dans cette version Redux : Le lieutenant-colonel Kilgore fait désormais son apparition en atterrissant avec son hélicoptère (dans la première version, il est déjà à terre). De ce fait, une réplique a été modifiée : lorsque le capitaine Willard demande à un soldat où se trouve l'officier-commandant, celui-ci lui répond : « Avec le chapeau, vous ne pouvez pas le louper. » dans la première version, puis « C'est le colonel. Il va se poser. » dans la version Redux.Après avoir demandé un bombardement au napalm par radio, Kilgore fait rapatrier une Vietnamienne et son enfant puis remet à Lance un caleçon de bain de la part de sa cavalerie aéroportée.Kilgore se plaint du changement de vent, causé par le napalm, qui sabote les vagues pour surfer. Ensuite, Willard et l'équipage du bateau s'éclipsent, le capitaine dérobant au passage la planche de surf du lieutenant-colonel.Kilgore envoie ses hélicoptères afin de retrouver le bateau et ainsi récupérer sa planche, en vain.Le matin qui suit la soirée avec les playmates, Clean raconte à Philips l'histoire d'un sergent américain qui a tué un lieutenant sud-vietnamien pour une stupide histoire de magazine Playboy confisqué.Tandis que Lance fait du ski nautique au son des Rolling Stones (la scène avait été insérée bien plus tôt dans la première version), Willard lit un article écrit par le colonel Kurtz tout en mangeant du chocolat.Alors qu'il pleut à torrent, le bateau fait escale dans un camp américain totalement désordonné. Willard y rencontre l'animateur de la soirée et négocie avec lui deux bidons de gasoil contre une heure et demie en compagnie des playmates. "Chef" passe son temps avec Miss Mai dans l'hélico de la troupe et Lance avec la playmate de l'année dans un entrepôt (il y découvre au passage le corps d'un soldat mort). Clean, quant à lui, attend son tour sous la pluie.La fameuse séquence de la plantation française (Coppola l'avait retirée volontairement à l'époque car il l'avait jugée ratée) dans laquelle :Willard et ses hommes sont chaleureusement accueillis par Hubert De Marais, propriétaire de la terre ;Clean, tout juste abattu, obtient des funérailles militaires ;Le dîner familial tourne au débat politique. Ayant chacun un point de vue différent, les membres de la famille française se disputent entre eux avant de quitter tour à tour la table ;Willard passe la nuit avec Roxanne Sarraut.Willard se réveille enfermé dans une boîte. Il reçoit la visite de Kurtz qui lui lit un vieil article du Time. Une fois la lecture terminée, le colonel décide d'accorder une liberté surveillée à Willard mais celui-ci s'évanouit à nouveau.Le film a, cette fois-ci, un générique de fin mais sans les images du bombardement du camp de Kurtz.La version originale de 1979 et la version Redux de 2001 sont désormais disponibles dans un coffret DVD également disponible en Blu-Ray depuis le 27 avril 2011 en France (chez Pathé Vidéo). Les deux éditions incluent les deux doublages français 1979 et 2001. Le générique final où le camp de Kurtz est bombardé est disponible dans les bonus de ces éditions. La version Redux n'est pas une version définitive, car dans le film, le capitaine Richard Colby, qui fut envoyé avant le soldat Willard, est évoqué et montré, mais sans scènes avec des dialogues, et le monologue du colonel Kurtz à propos des « mains coupées » est coupé, sans doute du fait que le contenu raconté était trop choquant à l'époque. Coppola n'a jamais caché qu'il avait envisagé de donner une suite TV à ce film, en envisageant une série TV complète, de plus de 5 heures, comme il l'avait fait avec sa trilogie du Parrain, en ajoutant par exemple des scènes inédites avec le colonel Kurtz, qui ne figurent pas dans les versions de 1979 et 2001, car choquantes ou scandaleuses, et en proposant enfin les scènes filmées avec les dialogues de Colby, acquis à la cause du colonel Kurtz. Versions françaisesIl existe deux doublages du film, en raison des deux montages différents : Le premier de 1979 dans lequel les noms des personnages sont prononcés « à la française » (Willard prononcé « Villard »). Les protagonistes comme les personnages secondaires sont doublés par des comédiens très expérimentés (J-C. Michel, D. Paturel, M. Hondo...).Le second de 2001 pour la version Redux respecte plus fidèlement les noms originaux des personnages. Philippe Ogouz est le seul à avoir réenregistré sa voix (sur Martin Sheen), son timbre n'ayant que très légèrement vieilli avec les années. Tous les autres ont chacun une nouvelle voix. L'actrice française Aurore Clément s'est elle-même doublée contrairement à Christian Marquand (décédé un an plus tôt) qui est doublé par le comédien Joël Zaffarano.Notes et références↑ "The National Film Registry List – Library of Congress". loc.gov. Retrieved March 12, 2012↑ Ce bombardement a constitué le fond du générique de fin dans la version exploitée commercialement, en salle et en DVD, entre la sortie du film en 1979 et la constitution de la version Redux en 2001. Voir la section dédiée du présent article.↑ Cowie 1990, p.3.↑ Cowie 1990, p.4.↑ Cowie 1990, p.122.↑ Cowie 1990, p.125.↑ Cowie 1990, p.123.↑ Cowie 1990, p.147.↑ (de) « Bataille de Crète », 30 mai 1941 [présentation en ligne [archive]], de 2 min 50 à 5 min 40↑ Débarquant à Manille le 31 août 1976, Brando fut payé un million de dollars par semaine alors qu'il ne connaissait pas son texte (il improvisera à de nombreuses reprises) et n'était disponible que trois semaines. Devant jouer un officier des forces spéciales surentraîné dans un costume de militaire, Brando se proposa de lui raser la tête et Coppola l'habilla d'une ample chemise noire, le filmant en gros plan et en clair obscur.↑ Cowie 1990, p.124.↑ Red Bull Music Academy, « Isao Tomita (RBMA Tokyo 2014 Lecture) » [archive], 13 novembre 2014 (consulté le 12 décembre 2017)↑ « film music | movie music| film score | DAVID SHIRE’S APOCALYPSE NOW – THE UNUSED SCORE: LIMITED EDITION » [archive], sur lalalandrecords.com (consulté le 12 décembre 2017)↑ Charlie Brigden, « UNEARTHING DAVID SHIRE’S APOCALYPSE NOW » [archive], sur Charlie Brigden, 4 décembre 2017 (consulté le 12 décembre 2017)↑ Francis Ford Coppola, Festival de Cannes, mai 1979↑ « Cannes et les Américains (3/5) : 1979, l'année d'Apocalypse Now » [archive], sur Télérama, 14 mai 2013↑ « Flashback : Sagan et le "complot" cannois » [archive], sur Vanity Fair, 14 mai 2014↑ « Beaucoup de Bruit pour Rien : Le Tambour » [archive], sur Critikat, 9 août 2011↑ « La Grande Librairie – Thierry Frémaux publie Sélection officielle, un an dans la vie d'un boulimique de cinéma » [archive], L'épisode est évoqué à la 4e minute [vidéo], sur Youtube, 24 février 2017↑ David Lynch, Télérama n° 2866 - 15 décembre 2004↑ Francis Ford Coppola, Festival de Cannes, mai 2001Voir aussiSur les autres projets Wikimedia : Apocalypse Now, sur WikiquoteBibliographieSi ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez pour voir d'autres modèles.Les conventions bibliographiques ne sont pas respectées (Février 2017).La bibliographie et les liens externes sont à corriger. Améliorez-les ! (en) Peter Cowie, The Apocalypse Now Book, Da Capo Press, 1990Jean-Baptiste Thoret, Le Cinéma américain des années 1970, éd. des Cahiers du cinéma, 2006Jean-Baptiste Thoret, Apocalypse Now : Un cauchemar psychédélique, livre DVD/Blu-ray PathéFranck Buioni, Absolute Directors : Rock, cinéma, contre-culture, tome 1, Camion Noir, 2011Eleanor Coppola, Apocalypse Now Journal, Sonatine Éditions, 2011Articles connexesPlatoonFull Metal JacketCat Shit One, manga japonais écrit et illusté par Motofumi Kobayashi, s'est inspiré de ce film pour composer son récit parodiant la guerre du Viêt Nam en utilisant le zoomorphisme.L'Adieu au roi (1989), film de John Milius. Le co-scénariste d'Apocalypse Now porte à l'écran ce roman de Pierre Schoendoerffer de 1969, au thème proche de la nouvelle de Joseph Conrad et surtout du film Apocalypse Now lui-même. Marlon Brando, Jr. est un acteur et réalisateur américain, né le 3 avril 1924 à Omaha (Nebraska) et mort le 1er juillet 2004 à Los Angeles (Californie). Il est considéré comme l'un des acteurs américains les plus grands et les plus influents du xxe siècle, classé par l'American Film Institute « quatrième acteur de légende du cinéma américain ».Étoile hollywoodienne et sex-symbol à l'instar de Marilyn Monroe, Greta Garbo, Louise Brooks ou James Dean, il est aussi connu pour son implication dans le combat pour les droits civiques aux États-Unis, notamment pour la reconnaissance des droits des Amérindiens et des Afro-Américains.Marlon Brando, acteur au comportement imprévisible, influence des acteurs de sa génération comme James Dean, Paul Newman, Steve McQueen et Robert Redford ainsi que les meilleurs acteurs de la génération suivante comme Al Pacino, Jack Nicholson, Robert De Niro, Dustin Hoffman ou encore James Caan.Marlon Brando naît dans une famille modeste du Nebraska, qui a des ascendances françaises, allemandes, hollandaises, irlandaises et anglaises. Le nom de famille, d'origine alsacienne-allemande, s'écrivait à l'origine « Brandau »1, puis a été francisé en « Brandeau », avant d'être américanisé en « Brando »2 à l'initiative de son grand-père, immigrant. Marlon Jr. était le fils du producteur, acteur et réalisateur Marlon Brando ,Sr. (1895-1965), coureur de jupons notable et alcoolique, et de l'actrice Dorothy Pennebaker (1897-1954), tout autant alcoolique et bohème. Il est élevé en compagnie de ses deux sœurs aînées, Jocelyn et Frances. À cause du souvenir de sa mère ivrogne qu'il allait récupérer la nuit dans des bouges, il adoptera comme ligne de conduite de ne pas boire ni fumer mais connaîtra les mêmes tourments avec sa première épouse toxicomane Anna Kashfi3. Mauvais élève, il est envoyé dans une école militaire, la Shattuck Military Academy (en), où il découvre sa vocation pour le théâtre, mais, menacé d'en être exclu pour insubordination, il préfère quitter l'académie. Vivant de petits boulots grâce à l'intervention de son père, il tente d'incorporer l'armée, mais il est réformé à la suite d'une blessure faite au genou lors d'une partie de football. Il décide alors de rejoindre ses sœurs à New York en 19434. Il suit un peu par hasard le cours de formation d'acteurs de Stella Adler et la méthode de Constantin Stanislavski. Marlon Brando développe une nouvelle façon d'interpréter les rôles, fondée sur l'improvisation et l'oubli du scénario originel, pour un approfondissement psychologique du personnage jusqu'à l'excès. Il ne fait pas semblant d'être un autre, mais incarne un personnage, physiquement et mentalement. « Marlon n’a jamais réellement eu besoin d’apprendre à jouer. Il savait », a un jour déclaré Stella Adler, l’une des enseignantes de l’Actors Studio. Sa carrière débute au théâtre à Broadway en 1944 avec la pièce I Remember Mama5. Il connaît un premier succès d'estime dans Truckline Café mais sa carrière d'acteur est véritablement lancée par Elia Kazan qui lui offre, en 1951, le rôle de Stanley Kowalski dans Un tramway nommé Désir. Brando avait cherché à joindre Elia Kazan au téléphone pendant trois jours pour refuser le rôle, mais lorsque celui-ci le rappelle, il n'ose pas dire non. Au cours d'une des représentations de cette pièce, un machiniste lui casse le nez alors qu'ils boxent entre deux scènes dans les coulisses. Il termine pourtant la pièce, le nez en sang. Il gardera de cet incident un nez légèrement « déformé »2. Brando le sex-symbol Marlon Brando en 1951 dans Un tramway nommé DésirEn 1951, Elia Kazan adapte Un tramway nommé Désir au cinéma. Le film est tiré de la pièce de Tennessee Williams et le rôle de Blanche Dubois est campé par Vivien Leigh qui recevra l'Oscar de la meilleure interprétation féminine. Marquant une nette rupture avec la tradition anglo-saxonne, ce film est un brasier malséant qui mélange dans un contexte social hyperréaliste, les névroses et les pulsions sexuelles. Le choix de Brando est un trait de génie. Le film fait exploser la popularité de Brando, qui devient une star hollywoodienne du jour au lendemain (ce n'est que son deuxième film après The Men de Fred Zinnemann en 1950)6. En plus de son jeu d'acteur révolutionnaire et de sa prestation époustouflante dans le rôle du vulgaire Stanley Kowalski, Marlon Brando crève l'écran et s'impose comme un sex-symbol incontournable, en redéfinissant les critères de beauté masculine pour toute la seconde moitié du xxe siècle, allant plus loin que Tyrone Power ou Montgomery Clift et étant plus jeune que les Clark Gable, John Wayne et autres Humphrey Bogart qui le précédaient. C'est d'ailleurs ce dernier qui remportera l'Oscar du meilleur acteur en 1951 (pour L'Odyssée de l'African Queen), malgré la nomination de Brando. Comme l'écrit Truman Capote, il est alors l'image idéale de la jeunesse américaine : cheveux blond foncé, yeux gris-bleu, teint basané, démarche athlétique. La carte des États-Unis est gravée sur son visage6. Son rôle dans Viva Zapata! en 1952 lui vaut un prix d'interprétation à Cannes. L’image de rebelleAprès la pièce Un Tramway nommé Désir de Tennessee Williams, en 1953, il enchaîne avec un film qui rendra célèbres le jeans et le blouson de cuir Perfecto : L'Équipée sauvage de László Benedek. Dans ce film, il exprime toute la révolte d'une génération en devenant Johnny, un motard rebelle6 sur sa propre moto Triumph Thunderbird 6T qui prend d'assaut une petite ville avec sa bande de jeunes bruyants. Encore une fois, son interprétation va avoir un grand retentissement. Cependant, la marque Triumph voit d'un très mauvais œil l'image que renvoie le film sur elle. Le film et le jeu d'acteur de Brando ne sont pas aussi extraordinaires que dans Un tramway nommé Désir mais c'est le personnage qu'il joue à l'écran (celui de Johnny) qui va lancer une mode et avoir un impact considérable sur la « culture rock », James Dean voudra la même moto que celle du film, et on se souvient de la photo d'Elvis Presley mimant à la perfection la posture de Brando sur sa Triumph. Les images de Brando posant avec sa moto deviendront légendaires et seront la base du mannequin de cire au musée de Madame Tussauds à Londres. Son personnage Johnny, chef d'un gang de motards, dans le film, prononce cette réplique devenue célèbre : — Une fille : « Hey Johnny, what are you rebeling against? » (« Hé Johnny, tu te rebelles contre quoi ? ») ;— Johnny : « What have you got? » (« Qu'est-ce que tu proposes ? »).À cette époque, certains critiques lui reprochent sa façon de parler assez nonchalante et son manque d'articulation2. Frank Sinatra le surnomme d'ailleurs à cet égard « Mister Mumbles »2(« Monsieur bredouillage »). Mais Brando va les prendre à défaut en jouant le rôle shakespearien dans le Jules César de Joseph Mankiewicz en 1954, où dans une scène Marc Antoine (Brando) fait un réquisitoire plus que saisissant. Eva Marie Saint et Marlon Brando dans Sur les quaisFrank Sinatra devait tenir le rôle de Terry Malloy dans le film suivant d'Elia Kazan : Sur les quais (1954). Au dernier moment, Brando accepte, bien qu'il soit en désaccord avec Kazan qui avait dénoncé ses collègues communistes lors de la chasse aux sorcières de McCarthy. La délation est justement le thème central de ce film qui vaudra à Brando son premier Oscar du meilleur acteur en 1955. On y trouve plusieurs scènes fameuses dont celle dite « du taxi » où Brando fait pleurer des techniciens du plateau par son simple monologue[réf. nécessaire]. La même année, il incarne Napoléon Bonaparte à l'écran dans Désirée d'Henry Coster avec Jean Simmons. Multiplicité de son talentMarlon Brando est alors la plus grande star masculine hollywoodienne, il n'a peur de rien et va donc s'essayer à la comédie musicale avec comme partenaire Frank Sinatra. Dans la vie, les deux acteurs se détestent [réf. nécessaire]. Le film s'intitule Guys And Dolls (Blanches colombes et vilains messieurs). Gene Kelly était pressenti pour le premier rôle mais la MGM n'ayant pas voulu le libérer, c'est Brando qui l'obtient et joue pour la première fois dans une comédie musicale. En 1956, il joue avec Glenn Ford dans The Teahouse Of The August Moon (La Petite Maison de thé) où il interprète un Asiatique. Il poursuit dans la même veine de manière plus sérieuse avec Sayonara où il joue le rôle d'un soldat américain dont l'amour avec une Japonaise est impossible, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. En 1958, il interprète son plus grand rôle depuis Sur les quais, dans le film d'Edward Dmytryk The Young Lions (Le Bal des maudits) où il joue le rôle d'un officier allemand, aux côtés de Dean Martin et Montgomery Clift. L'année suivante, il joue dans The Fugitive Kind (L'Homme à la peau de serpent) le rôle d'un musicien solitaire à la veste en peau de serpent, avec Anna Magnani et Joanne Woodward. Le film, adapté d'une pièce de Tennessee Williams écrite spécialement pour Brando, ne connait pas de succès mais devient un « film culte »[réf. nécessaire]. Les années soixante et le déclinEn cette année 1960, Brando travaille sur un western avec Sam Peckinpah puis Stanley Kubrick intitulé La Vengeance aux deux visages. Après d'innombrables querelles sur le scénario et la direction, Marlon Brando lui-même finit par réaliser le film en 1961, dans lequel il joue en compagnie de Karl Malden. Après de gros retards pris pendant le tournage et un fort dépassement de budget, les producteurs décident de ne pas lui confier le montage final. Méconnu, le film distille une atmosphère particulière pour un western et sera le seul film réalisé par Brando. En 1962, il refuse le rôle de Lawrence d'Arabie. En 1962, il joue dans Les Révoltés du Bounty de Lewis Milestone, La Poursuite impitoyable d'Arthur Penn en 1966, et les Reflets dans un œil d'or de John Huston, en 1967, où il joue un officier de l'armée qui refoule son homosexualité. En 1968, il joue aussi un gourou dans la comédie graveleuse Candy de Christian Marquand. En 1969, il refuse Butch Cassidy et le Kid pour tourner dans Queimada, dont il déclarera plus tard qu'il est son film préféré malgré son échec commercial. À la fin de la décennie, sa carrière souffre de sa réputation d'être difficile sur les plateaux de tournage et des échecs commerciaux répétés de ses films. Succès phénoménal avec Le ParrainEn 1972, la prestation de Brando dans Le Parrain marque une étape et relance sa carrière alors en berne. Le réalisateur, Francis Ford Coppola, parvient à convaincre Brando de faire des tests de maquillage. Lui, qui n'avait plus passé de casting depuis près de vingt ans, se prend au jeu, se crée un nouveau visage avec boules de coton dans les joues, se donnant un air de bouledogue dur et impitoyable. Aux essais, Coppola est très emballé par sa prestation en tant que parrain d'une famille du crime organisé, la famille Corleone, au sein de Cosa Nostra. Coppola doit se battre pour l'imposer, contre l'avis des studios Paramount qui ne veulent pas de Brando au casting. Les dirigeants de la Paramount veulent donner le rôle à Danny Thomas. Thomas décline le rôle et Coppola presse les studios d'engager Brando avec l'aide des témoignages de ceux qui ont assisté à ses essais. Pour son rôle dans Le Parrain, Brando reçoit un nouvel Oscar du meilleur acteur en 1973, qu'il refuse pour protester contre la manière dont le cinéma américain traite les Indiens dans ses films7,8. À la place, il envoie Sacheen Littlefeather (en), l'activiste pour la défense des droits civiques des Indiens, venue en costume traditionnel Apache. En 1972 sort Le Dernier Tango à Paris de Bernardo Bertolucci, avec une des meilleures prestations de l'acteur. Ce film provoque un scandale par les scènes érotiques crues entre un homme mûr et une très jeune femme, dont une scène de violNB 1. En dépit de la controverse provoquée par le film et l'acteur lui-même, Brando est encore une fois sélectionné pour l'Oscar du meilleur acteur. En 1974, Brando, comme Caan, sont programmés pour apparaître dans la scène finale du Parrain 2. Mais à la suite d'une dispute entre l'acteur et les studios au sujet de son salaire, Brando refuse de venir une seule journée pour tourner la scène, au point que les scénaristes doivent réécrire la scène finale où son personnage est juste évoqué. Dernières années et fin de carrièreFrancis Ford Coppola, propose à Brando, pour Apocalypse Now, film en développement depuis 1975, d'interpréter le sombre colonel Kurtz, héros de l'armée américaine, promis au plus haut poste mais brisé par son expérience de la guerre du Viêt Nam9. Brando, après bien des hésitations, finit par accepter en février 1976 pour une somme de 3 millions de dollars. Le tournage commence en mars 1976. Mais Coppola connait des difficultés financières et des retards, notamment à cause de Brando qui veut un intéressement sur les entrées du film. Lorsque Coppola arrive sur le lieu de tournage aux Philippines, Brando a énormément grossi et pèse plus de 110 kilos. Pour compenser son physique, Coppola décide de le filmer dans la semi-obscurité et en contre-plongée. Cela a pour effet d'accroître l'aura mythique du personnage et sa folie. Le film reçoit la Palme d'or du Festival de Cannes 1979. Les critiques voient dans le rôle du colonel Kurtz un parallèle à la carrière de Brando et ce qu'il est devenu, un personnage solitaire et perdu. En 1977, Brando est le narrateur de la version anglaise du film Raoni, et, en 1978, il joue le rôle de Jor-El, le père de Superman dans le film du même nom. Il accepte d'apparaître à l'écran si les producteurs lui garantissent qu'il aura un petit rôle très bien payé. Pour douze jours de travail, Brando est payé 3,7 millions de dollars, plus 16,86 % du chiffre d'affaires du film. Superman ayant rapporté 300 millions de dollars, Brando gagne donc en tout 14 millions. Même pour ce petit rôle, il ne prend pas la peine d'apprendre son texte et se contente de le lire posé sur un support posé hors caméraNB 2. Pour Superman II, Brando reprend le rôle de Jor-El mais se fâche avec les producteurs à cause de son salaire. Il refuse que ses scènes apparaissent à l'écran. Après sa mort, en 2004, ses héritiers acceptent que les scènes soient utilisées dans le film Superman Returns sorti en 2006. De 1980 à 1989, il se désintéresse du cinéma. En 1989, il joue le rôle d'un avocat dans Une saison blanche et sèche, un film sur les discriminations en Afrique du Sud. Son salaire sera reversé à des associations luttant contre l’apartheid. Toujours attaché à défendre la cause des Indiens, il tourne en 1997 dans The Brave, un film de Johnny Depp. La relation entre les deux hommes est plus que cordiale, Brando appréciant que Depp, en tant que réalisateur, lui fasse confiance pour son rôle. En 2001, il apparaît pour la dernière fois au cinéma dans le film The Score avec Robert De Niro et Edward Norton. La même année, on le voit aussi dans le clip de la chanson You Rock My World de Michael Jackson, dont il était un ami proche. Il fait également une brève apparition sur scène pour le concert des trente ans de carrière de Michael Jackson, la veille des attaques terroristes du 11 septembre, il est payé 1 million de dollars. Il meurt le 1er juillet 2004 à Los Angeles, en Californie, d'une insuffisance respiratoire. Ses cendres furent dispersées en partie à Tahiti et en partie dans la vallée de la Mort. Hollywood vu par BrandoDans une interview sur CNN en avril 1996 il déclare à Larry King que l'establishment juif à Hollywood exploite les stéréotypes raciaux et ethniques : « Ils (ndlr : les Juifs) devraient avoir une grande sensibilité à la souffrance parce qu'ils ont été eux-mêmes exploités. On a vu le nègre, le gros latino, le chinetoque, le jap dangereux aux yeux bridés, mais on n'a jamais vu le youpin parce qu'on sait parfaitement qu'on va dessiner les wagons autour10. » Vie privéeMarlon Brando se marie trois fois, a eu cinq enfants officiels et en adopte un autre. Il a eu aussi quatre enfants avec des mères non identifiées et trois autres enfants avec celle qui vivait auprès de lui à la fin de sa vie, sa gouvernante Maria Christina Ruiz.[réf. nécessaire] Connu pour ses innombrables conquêtes aussi bien féminines (Marilyn Monroe, Bette Davis, Édith Piaf, Marlène Dietrich, Ursula Andress, Carmen Amaya, Ava Gardner et Jacqueline Kennedy entre autres) que masculines, François Forestier le présentant comme un dépravé sexuel à la gueule d'ange3. Il est marié avec Anna Kashfi de 1957 à 1959, puis avec Movita Castaneda de 1960 à 1962. Il quitte cette dernière pour épouser Tarita Teriipaia, sa fiancée dans le film Les Révoltés du Bounty, rencontrée, en 1962, sur le tournage du film. Il resta avec elle de 1962 à 1972. Le film lui permet de découvrir la Polynésie française et Tahiti, où il décida d'acheter un atoll, Tetiaroa, et de s'y installer. Connu mondialement par les radioamateurs sous les indicatifs KE6PZH et FO5GJ, Brando est inscrit dans la base de données du FCC sous le nom de Martin Brandeaux. À l'occasion, on pouvait l'entendre avec son indicatif FO5GJ émettant depuis son île privée en Polynésie française. En 1994, au cours d'une entrevue sur CNN avec Larry King, Marlon Brando confirme qu'il s'intéresse toujours au radio-amateurisme. En réponse à une question posée par un téléspectateur, il révèle que le radio-amateurisme lui permet d'« être simplement lui-même ». Vers la fin de sa vie, la notoriété de Brando, ses problèmes familiaux et son obésité attirent davantage l'attention des médias que sa carrière cinématographique. Des années 1980 à la mi-1990, Brando prend énormément de poids, arrivant à peser près de 136 kg et souffrant de diabète. Il finit ainsi sa vie seul, constamment couché, en regardant sur son magnétoscope les films des duos comiques Laurel et Hardy et Abbott et Costello3. EnfantsEnfant avec Anna Kashfi :Christian Devi Brando (en) (alias Gary Brown, le 11 mai 1958 - 26 janvier 2008, mort d'une pneumonie)Enfants avec Movita Castaneda :Miko Castaneda Brando (né en 1961)Rebecca Brando (née en 1966)Enfants avec Tarita Teriipaia :Simon Teihotu Brando (né en 1963) - le seul habitant de TetiaroaTarita Cheyenne Brando (1970-1995), s'est suicidée par pendaisonEnfants adoptés :Petra Brando-Corval (née en 1972), fille de son adjointe Caroline Barrett Brando et du romancier James Clavell (alias Charles Edmund Dumaresq de Clavell)Maimiti Brando (né en 1977)Raiatua Brando (né en 1982)Enfants avec des mères non-identifiées :Stefano Brando alias Stephen Blackehart (né en 1967)Dylan Brando (1968-1988)Angelica Brando (inconnu)Enfants avec sa gouvernante, Maria Christina Ruiz :Ninna Priscilla Brando (née le 13 mai 1989)Myles Jonathan Brando (né le 16 janvier 1992)Timothy Gahan Brando (né le 6 janvier 1994)Petits-enfantsMichael Brando (né en 1988), enfant de Christian BrandoTuki Brando (né en 1990), enfant de Cheyenne BrandoTumi Brando (née en 1988), enfant de Teihotu BrandoManea Brando , enfant de Teihotu BrandoKaahia Brando , enfant de Teihotu BrandoShane Brando , enfant de Miko BrandoPrudence Brando , enfant de Miko BrandoRévélation de sa bisexualitéSa bisexualité, depuis longtemps soupçonnée, a été révélée par l'acteur lui-même, au cours d'une interview avec Gary Carey en 1976 : « L’homosexualité est tellement à la mode que ça ne fait plus la une. Comme un grand nombre d’hommes, j’ai, moi aussi, eu des expériences homosexuelles et n’en ai pas honte. Je n’ai jamais prêté beaucoup d’attention à ce que les gens pensaient de moi. Mais s’il y a quelqu’un qui est convaincu que Jack Nicholson et moi sommes amants, alors qu’il le croie. Je trouve ça amusant11. » Cela a été confirmé lors de la parution d'une biographie de Marlon Brando, Marlon Brando : Les derniers secrets12, de Darwin Porter. Cette fois, ce sont les noms de ses partenaires qui sont relatés dans ce livre et notamment des romances avec Bette Davis, Édith Piaf, Marlène Dietrich, James Dean, Montgomery Clift, James Baldwin, Richard Pryor, Marvin Gaye 13et même Cary Grant pour ne citer qu'eux, en plus d'une affirmation selon laquelle Paul Newman aurait été également bisexuel : « Je n’ai jamais été dupe. Paul Newman a eu autant de liaisons sur des tournages que nous autres, et il était autant bisexuel que moi. Mais, là où moi je me faisais attraper la main dans le sac, lui a toujours réussi à le faire en douce14 », propos jugés scandaleux par l'entourage de Newman. Dans les années 2000, une photographie le représentant, en gros plan, en train de pratiquer une fellation, refait surface et se propage sur internet, où elle fait sensation. L'image est ensuite reproduite dans le livre Brando Unzipped. L'auteur de l'ouvrage en confirme l'authenticité et présente l'acte photographié comme une plaisanterie faite lors d'une soirée à Harlem15. Assassinat commis par un de ses filsLe 16 mai 1990, dans la villa familiale de Mulholland Drive sise au 40 N Beverly Dr Beverly Hills, CA 90210 à Los Angeles, son fils Christian (en) tue Dag Drollet (en), Tahitien âgé de 27 ans et compagnon de sa demi-sœur Cheyenne, 20 ans, alors enceinte de Dag, avec le pistolet familial et d'une balle dans la tête à bout portant. Cheyenne était le second enfant de Tarita. Commence alors une bataille juridique entre Marlon et J.D. Drollet, le père de la victime, persuadé que Christian avait tué son fils avec préméditation16. Selon Christian, le litige portait sur des suspicions de violences physiques de Dag sur Cheyenne, à l'origine d'une querelle ayant dégénéré et au cours de laquelle les deux hommes se seraient bagarrés mais la scène du crime montre la victime la commande de télévision dans une main, un briquet et du tabac dans l'autre3. Christian plaide coupable pour ne pas être condamné à perpétuité pour meurtre avec préméditation : libéré sous caution de deux millions de dollarsNB 3, versée par son père qui doit hypothéquer sa demeure qui domine Hollywood pour la payer, il est poursuivi pour homicide volontaire après un plaidoyer de marchandage. Il est finalement condamné en 1991 à dix ans de prison et bénéficie d'une libération conditionnelle en 1996 pour bonne conduite16. Sa demi-sœur Cheyenne, seule témoin du meurtre, est inculpée « pour complicité d'assassinat » en juillet 1990 à Papeete par le juge Gatti (à la demande de J.D. Drollet, dit-on)16. Instable et toxicomane comme son frère17, elle sombre alors dans la dépression, faisant deux tentatives de suicide aux antidépresseurs. Laissée en liberté sous contrôle judiciaire, convoquée comme simple témoin au procès de son frère, elle fuit le territoire, se fait assister par Me Jacques Vergès puis par Me Jean-Yves Le Borgne. Bénéficiant d'un non-lieu, J.D. Drollet dépose une nouvelle plainte pour « non assistance à personne en danger », plainte souffrant d'un obstacle juridique car cette notion de non assistance n'a pas d'équivalent dans le droit californien. Cheyenne effectue plusieurs séjours en hôpital psychiatrique16, et se suicide par pendaison à Punaauia, Tahiti, en 1995 à 25 ans, laissant son fils Tuki, âgé de cinq ans, orphelin. Elle est enterrée avec Dag. Christian quant à lui se marie en 2004, trois mois après la mort de son père Marlon et meurt, le 27 janvier 2008, d'une pneumonie fulgurante3. TestamentDéposé devant la Cour supérieure (en) de Los Angeles, il mentionne en août 2004 une succession de 21,6 millions de dollars. Des rumeurs laissaient alors croire qu'il vivait dans le dénuement. Ce n'était qu'un stratagème car il était en procès avec sa gouvernante Christina Ruiz, dont il avait trois enfants, et qui lui réclamait 100 millions de dollars. Moins de 2 semaines avant sa mort, il modifie son testament et nomme trois exécuteurs testamentaires, personnes de confiance et amis18. Le testament est composé de 3 parties, dont la moitié représente la villa de Mulholland drive, à Beverly Hills. L'atoll de Tetiaroa se voit décerner 8,6 millions, le reste est constitué d'un bungalow à Bora Bora et d'objets mobiliers, œuvres d'art, manuscrits, etc. Les héritiers cités sont ses fils Christian, Miko, Teihotu, ses filles Rebecca Brando Kotlinzky, Maimiti (fille de Tarita, après sa séparation avec Marlon), Raiatua, et les 3 enfants de Christina Ruiz, Nina, Myles et Timothy. En sont exclus Tuki, le fils de Cheyenne, et Petra Brando-Corval, fille de son assistante Caroline Barrett. Tuki avait déjà bénéficié, en 1996, d'un million de dollars pour son éducation que gérait sa grand-mère Tarita. Mais Marlon voulait empêcher, par cette exclusion, que J.D. Drollet (père de Dag) accède à l'héritage18. Quant à Petra, c'était la fille naturelle de Caroline et d'un écrivain anglais. Marlon ne réussit pas à faire reconnaître la paternité de ce dernier, malgré une fortune dépensée en frais d'avocats18. L'atoll de TetiaroaLe roi de Tahiti, Pōmare V, l'aurait offert au dentiste-consul britannique W. J. Williams. Ce dernier eut pour héritière Marjorie Smith qui le vend à Brando en 1966. Quatre ans après le tournage des Révoltés du Bounty, Marlon reste fasciné par la nature, la culture et la personnalité polynésienne. Aussi désire-t-il maintenir vierge cet atoll. En 1970, cependant, il y ouvre un hôtel dont la maintenance, les salaires aux (rares) employés ne sont assurés que par sa fortune personnelle. Ce ne seront que 33 années de pertes financières16. Il est en 2011 la propriété de ses héritiers, lesquels en ont confié l'exploitation à une société hôtelière qui en a fait un complexe hôtelier de luxe, The Brando [archive]. Les vols entre Tahiti et Tetiaroa sont assurés par la compagnie aérienne privée Air Tetiaroa, l’unique compagnie desservant l’atoll grâce à une piste. Filmographie (sélection)Comme réalisateur1961 : La Vengeance aux deux visages (One-Eyed Jacks)Comme acteur Marlon Brando sur scène dans Un tramway nommé Désir d'Elia Kazan (1948) Marlon Brando dans Viva Zapata! d'Elia Kazan (1952)Années 19501950 : C'étaient des hommes (The Men) de Fred Zinnemann1951 : Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) d'Elia Kazan1952 : Viva Zapata! d'Elia Kazan1953 : L'Équipée sauvage (The Wild One) de László Benedek1953 : Jules César de Joseph Mankiewicz1954 : Sur les quais (On The Waterfront) d'Elia Kazan1954 : Désirée de Henry Koster1955 : Blanches colombes et vilains messieurs (Guys and Dolls) de Joseph Mankiewicz1956 : La Petite Maison de thé (The Tea House of the August Moon) de Daniel Mann1957 : Sayonara de Joshua Logan1957 : Le Bal des maudits (The Young Lions) d'Edward Dmytryk1959 : L’Homme à la peau de serpent (The Fugitive Kind) de Sidney LumetAnnées 19601961 : La Vengeance aux deux visages (One-Eyed Jacks) de Marlon Brando1962 : Les Révoltés du Bounty (Mutiny on the Bounty), de Lewis Milestone1963 : Le Vilain Américain (The Ugly American) de George Englund1964 : Les Séducteurs (Bedtime Story) de Ralph Levy1965 : Morituri (Morituri) de Bernhard Wicki1966 : La Poursuite impitoyable (The Chase) d'Arthur Penn1966 : L'Homme de la Sierra (The Appaloosa) de Sidney J. Furie1967 : La Comtesse de Hong-Kong (A Countess From Hong Kong) de Charlie Chaplin1967 : Reflets dans un œil d’or (Reflections In A Golden Eye) de John Huston1968 : Candy de Christian Marquand1968 : La Nuit du lendemain (The Night of the Following Day) d'Hubert Cornfield et Richard Boone1969 : Queimada de Gillo PontecorvoAnnées 19701972 : Le Corrupteur (The Nightcomers) de Michael Winner1972 : Le Parrain (The Godfather) de Francis Ford Coppola1972 : Le Dernier Tango à Paris (Ultimo tango a Parigi) de Bernardo Bertolucci1976 : Missouri Breaks d'Arthur Penn1977 : Raoni de Jean-Pierre Dutilleux : Narrateur (dans la version en anglais)1977 : Le Parrain de Francis Ford Coppola (TV)1978 : Superman de Richard Donner1979 : Apocalypse Now de Francis Ford CoppolaAnnées 19801980 : La Formule (The Formula) de John G. Avildsen1989 : Une saison blanche et sèche (A Dry White Season) d'Euzhan PalcyAnnées 19901990 : Premiers pas dans la mafia (The Freshman) d'Andrew Bergman1992 : Christophe Colomb : La découverte de John Glen1995 : Don Juan Demarco de Jeremy Leven1996 : L’Île du docteur Moreau (The Island of Dr. Moreau) de John Frankenheimer1997 : The Brave de Johnny Depp1998 : Free Money de Yves SimoneauAnnées 20002001 : The Score de Frank OzFilms sur Marlon Brando2015 : Listen to me Marlon de Stevan RileyRécompenses et nominationsOscars du cinémaAnnéeRécompenseFilmReçue1952Meilleur acteurUn Tramway nommé Désir1953Viva Zapata !1954Jules César1955Sur les quaisFait1958Sayonara1973Le ParrainFait1974Le Dernier Tango à Paris1990Meilleur acteur dans un second rôleUne saison blanche et sècheBAFTA AwardsAnnéeRécompenseFilmReçue1953Meilleur acteurViva Zapata !Fait1954Jules CésarFait1955Sur les quaisFait1958Le Bal des maudits1973Le CorrupteurLe Parrain1974Le Dernier Tango à Paris1990Meilleur acteur dans un second rôleUne saison blanche et sècheFestival de Cannes1952 : Prix d'interprétation masculine pour Viva Zapata!Festival de Saint-Sébastien1961 : Coquille d'or du meilleur film pour La Vengeance aux deux visagesinterview en français [archive]Voix françaisesLes producteurs français ont cru bon de doubler la voix de Brando plutôt douce et haute par des voix plus graves et viriles, gommant ainsi une part de la personnalité, plus ambigüe, de l'acteur. En France, William Sabatier a été la voix française la plus régulière de Marlon Brando19,20,21. Il a également été doublé à quatre reprises par Bernard Noël et Georges Aminel. Robert Duvall, de son vrai nom Robert Selden Duvall, est un acteur et réalisateur américain, né le 5 janvier 1931 à San Diego (Californie).Robert Selden Duvall naît le 5 janvier 1931 à San Diego en Californie. Son père, William Howard Duvall, est amiral dans la Navy1. Il déménage à dix ans avec sa famille sur la côte est, à Annapolis, dans le Maryland2. Il fait ses études au Principia College avant d'effectuer son service militaire en Corée pendant deux ans3. Grâce au financement de ses études par le gouvernement américain, le G.I. Bill, il part en 1955 pour New York et entre au Neighborhood Playhouse School of the Theatre, où il étudie le théâtre avec Sanford Meisner2. C'est à ce moment qu'il se met en colocation avec deux autres étudiants, Dustin Hoffman et Gene Hackman4,5,6. CarrièreEn 1958, Robert Duvall rencontre le dramaturge Horton Foote, qui lui ouvre, cinq ans plus tard, les portes du cinéma, avec le rôle de Boo Radley dans To Kill A Mockingbird (1962)7. Durant les années 1960, il joue dans quelques séries télévisées, comme La Quatrième Dimension, avant de se consacrer au cinéma, avec des petits rôles dans Bullitt (1968) ou dans Cent dollars pour un shérif (1969). Francis Ford Coppola lui offre un rôle important dans Les gens de la pluie4. Les années 1970 lui ouvrent la voie du succès, notamment pour son rôle du major Franck Burns dans M*A*S*H, mais plus que le rôle principal de THX 1138, le premier film de George Lucas, c'est son personnage de Tom Hagen dans Le Parrain en 1972, pour lequel il est nommé aux Oscars. Deuxième film avec Francis Ford Coppola, leur collaboration se poursuit avec Le Parrain 2, puis, en 1979, avec Apocalypse Now, où il joue le lieutenant-colonel Bill Kilgore. Grâce à la qualité de son jeu, et une réplique devenue culte : « J'adore respirer l'odeur du napalm le matin », il obtient à nouveau une nomination aux Oscars pour le meilleur second rôle2. Il est nommé aux Oscars comme meilleur second rôle dans Préjudice et comme meilleur acteur dans The Great Santini (1980) et dans Le Prédicateur (1997). Il gagne finalement le prix pour son rôle dans Tendre Bonheur (1983). The Apostle, ainsi que Assassination tango, un thriller sur l'un de ses sujets favoris, le tango lui doivent leur succès critique. Vie privéeDuvall a été marié trois fois, avec : Barbara Benjamin (1964-1975)Gail Youngs (1982-1986)Sharon Brophy (1991-1996)Il vit actuellement (depuis 2005) avec sa partenaire dans Assassination Tango, l'actrice Luciana Pedraza. FilmographieCinémaAnnées 19601962 : Du silence et des ombres (To Kill a Mockingbird) de Robert Mulligan : Arthur 'Boo' Radley1963 : Le Combat du Capitaine Newman (Captain Newman, M.D.) de David Miller : Capt. Paul Cabot Winston1965 : Nightmare in the Sun de John Derek et Marc Lawrence : motard1966 : La Poursuite impitoyable (The Chase) d’Arthur Penn : Edwin Stewart1967 : Objectif Lune (Countdown) de Robert Altman et William Conrad : Chiz1968 : Le Détective (The Detective) de Gordon Douglas : Nestor1968 : Bullitt de Peter Yates : Weissberg1969 : Cent dollars pour un shérif (True Grit) d'Henry Hathaway : Ned Pepper1969 : Les Gens de la pluie (The Rain People) de Francis Ford Coppola : GordonAnnées 19701970 : M*A*S*H de Robert Altman : Major Frank Burns1970 : The Revolutionary de Paul Williams : Despard1971 : THX 1138 de George Lucas : THX 11381971 : L'Homme de la loi (Lawman) de Michael Winner : Vernon Adams1972 : Le Parrain (The Godfather) de Francis Ford Coppola : Tom Hagen1972 : Tomorrow (en) de Joseph Anthony : Jackson Fentry1972 : La Légende de Jesse James (The Great Northfield Minnesota Raid) de Philip Kaufman : Jesse James1972 : Joe Kidd de John Sturges : Frank Harlan1973 : Lady Ice de Tom Gries : Ford Pierce1973 : Police Connection de Howard Koch : Eddie Ryan1973 : Échec à l'organisation (The Outfit) de John Flynn : Earl Macklin1974 : Conversation secrète (The Conversation) de Francis Ford Coppola : M.C. (non crédité)1974 : Le Parrain - 2e partie (The Godfather: Part II) de Francis Ford Coppola : Tom Hagen1975 : L'Évadé (Breakout) de Tom Gries : Jay Wagner1975 : Tueur d'élite (The Killer Elite) de Sam Peckinpah : George Hansen1976 : Sherlock Holmes attaque l'Orient Express (The Seven-Per-Cent Solution) de Herbert Ross : Dr. John H. Watson / narrateur1976 : Main basse sur la TV (Network) de Sidney Lumet : Frank Hackett1976 : L'Aigle s'est envolé (The Eagle Has Landed) de John Sturges : Colonel Max Radl1977 : The Greatest de Tom Gries : Bill McDonald1978 : The Betsy de Daniel Petrie : Loren Hardeman III1978 : L'Invasion des profanateurs (Invasion of the Body Snatchers) de Philip Kaufman : le prêtre sur la balançoire (non crédité)1979 : Apocalypse Now (Apocalypse Now) de Francis Ford Coppola : Lieutenant Colonel Bill Kilgore1979 : The Great Santini de Lewis John Carlino : Bull MeechumAnnées 19801981 : Sanglantes confessions (True Confessions) d'Ulu Grosbard : Tom Spellacy1981 : 200 000 dollars en cavale (The Pursuit of D.B. Cooper) de Roger Spottiswoode : Gruen1983 : Tendre Bonheur de Bruce Beresford : Mac Sledge1984 : The Stone Boy de Christopher Cain : Joe Hillerman1984 : Le Meilleur (The Natural) de Barry Levinson : Max Mercy1985 : The Lightship de Jerzy Skolimowski : Caspary1986 : Belizaire the Cajun de Glen Pitre : The Preacher1986 : Let's Get Harry (en) de Stuart Rosenberg : Norman Shrike1987 : Hotel Colonial de Cinzia Th. Torrini : Roberto Carrasco (Luca Venieri)1988 : Colors de Dennis Hopper : Officer Bob HodgesAnnées 19901990 : Convicts de Peter Masterson : Soll1990 : La Servante écarlate (The Handmaid's Tale) de Volker Schlöndorff : Commander1990 : État de force (A Show of Force) de Bruno Barreto : Howard1990 : Jours de tonnerre (Days of Thunder) de Tony Scott : Harry Hogge1991 : Rambling Rose de Martha Coolidge : Daddy1992 : The Godfather Trilogy: 1901-1980 (vidéo) : Tom Hagen1992 : Newsies de Kenny Ortega : Joseph Pulitzer1992 : La Peste de Luis Puenzo : Joseph Grand1993 : Chute libre (Falling Down) de Joel Schumacher : Detective Martin Prendergast1993 : Geronimo (Geronimo: An American Legend) de Walter Hill : Chef des Scouts Al Sieber1993 : Deux drôles d'oiseaux (Wrestling Ernest Hemingway) de Randa Haines : Walter1994 : Le Journal de Ron Howard : Bernie White, Editor New York Sun1995 : Amour et Mensonges (Something to Talk About) de Lasse Hallström : Wyly King1995 : Les Aventuriers de l'or noir (en) (The Stars Fell on Henrietta) de James Keach : M.. Cox1995 : Les Amants du nouveau monde (The Scarlet Letter) de Roland Joffé : Roger Chillingworth1996 : La Couleur du destin (A Family Thing) de A Family Thing : Earl Pilcher Jr.1996 : Phénomène (Phenomenon) de Jon Turteltaub : Doc Brunder1996 : Sling Blade de Billy Bob Thornton : Frank Childers1997 : Le Prédicateur (The Apostle) de lui-même : Euliss 'Sonny' Dewey - The Apostle E.F.1998 : The Gingerbread Man (The Gingerbread Man) de Robert Altman : Dixon Doss1998 : Deep Impact (Deep Impact) de Mimi Leder : Capt. Spurgeon 'Fish' Tanner1998 : Préjudice (A Civil Action) de Mimi Leder : Jerome FacherAnnées 20002000 : 60 secondes chrono (Gone in Sixty Seconds) de Dominic Sena : Otto Halliwell2000 : Un but pour la gloire (A Shot at Glory) de Michael Corrente : Gordon McLeod2000 : À l'aube du 6e jour (The 6th Day) de Roger Spottiswoode : Dr Griffin Weir2002 : John Q (John Q) de Nick Cassavetes : Lt. Frank Grimes2002 : Assassination tango de Robert Duvall : John J. Anderson2003 : Gods and Generals de Ronald F. Maxwell : général Robert E. Lee2003 : Open Range (Open Range) de Kevin Costner : Boss Spearman2003 : Le Secret des frères McCann (Secondhand Lions) de Tim McCanlies : Hub2005 : Match en famille (Kicking and Screaming) de Jesse Dylan : Buck Weston2006 : Broken Trail de Walter Hill : Prentice Ritter2006 : Thank You for Smoking de Jason Reitman : Doak 'The Captain' Boykin2007 : Lucky You de Curtis Hanson : L. C. Cheever2007 : La nuit nous appartient (We Own the Night), de James Gray : Burt Grusinsky2008 : Tout... sauf en famille (Four Christmases), de Seth Gordon : Howard2009 : Crazy Heart, de Scott Cooper : Wayne Kramer2009 : La Route (The Road) de John Hillcoat : le vieil homme à l'agonieAnnées 20102010 : Le Grand Jour (Get Low) de Aaron Schneider : Felix Bush2011 : Seven Days in Utopia de Matt Russell : Johnny Crowford2012 : Jayne Mansfield's Car de Billy Bob Thornton : Jim Caldwell2012 : Jack Reacher de Christopher McQuarrie : Cash2013 : A Night in Old Mexico d'Emilio Aragón : Red2014 : Le Juge (The Judge) de David Dobkin : Joseph Palmer2015 : Wild Horses de lui-même : Scott Briggs2016 : Les Insoumis de James Franco : Mac2018 : Les Veuves (Widows) de Steve McQueen : Jack MulliganTélévision1963 : La Quatrième Dimension (The Twilight Zone) (série télévisée), Saison 4, épisode 8 : Miniature : Charley Parkes1964 : Au delà du réel (The Outer Limits) (série télévisée), Saison 2, épisode Les Héritiers : Adam Ballard1966 : Fame Is the Name of the Game (TV) : Eddie Franchot1967 : Cosa Nostra, Arch Enemy of the FBI (TV) : Ernie Milden1968 : Flesh and Blood (TV) : Howard1967 : Au cœur du temps (Time Tunnel) (série télévisée) épisode 24 Chasse à travers le temps (Chase through time)1967 : Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West), (série TV) - Saison 3 épisode 10, La Nuit du Faucon (The Night of the Falcon), de Marvin Chomsky : Dr Horace Humphries1979 : Ike (mini-série) : le général Dwight D. Eisenhower1980 : Ike, l'épopée d'un héros (Ike: The War Years) (TV) : le général Dwight D. Eisenhower1982 : Aliens From Another Planet (TV) : Nimon1983 : The Terry Fox Story (TV) : Bill Vigars1987 : Apocalypse Pooh (TV) : Gopher (voix)1989 : Lonesome Dove (feuilleton TV) : Augustus 'Gus' McCrae1992 : Stalin (TV) : Joseph Staline1996 : The Man Who Captured Eichmann (TV) : Adolf Eichmann2012 : Hemingway and Gellhorn (HBO TV) de Philip Kaufman : Général soviétiqueDistinctionsRécompensesOscars 1984 : meilleur acteur dans Tendre BonheurHouston Film Critics Society Awards 2013 : Lifetime Achievement AwardFestival du film de Hollywood 2014 : meilleur acteur d'Hollywood dans Le JugeNominationsOscars 1972 : meilleur acteur dans un second rôle dans Le ParrainOscars 1979 : meilleur acteur dans un second rôle dans Apocalypse NowOscars 1980 : meilleur acteur dans The Great SantiniOscars 1997 : meilleur acteur dans Le PrédicateurOscars 1998 : meilleur acteur dans un second rôle dans PréjudiceOscars 2015 : meilleur acteur dans un second rôle dans Le JugeVoix françaisesJacques Richard (*1931 - 2002) dans :BullittChute libreGeronimoLe JournalLes Aventuriers de l'or noir (en)Amour et MensongesPhénomènePréjudice60 secondes chronoÀ l'aube du sixième jourJohn QClaude Brosset (*1943 - 2007) dans :Jours de tonnerreRambling RoseLes Amants du nouveau mondeAssassination TangoOpen RangeLe Secret des frères McCannLucky YouFrançois Chaumette (*1923 - 1996) dans :Le Parrain 2 (1er doublage)NetworkThe GreatestThe BetsyRichard Leblond8 (*1944 - 2018) dans :Broken Trail (mini-série)Le Grand JourHemingway and Gellhorn (téléfilm)Wild HorsesDominique Paturel dans :La Poursuite impitoyableLa nuit nous appartientJack ReacherRoger Rudel (*1921 - 2008) dans :Cent dollars pour un shérifLa Légende de Jesse JamesJoe KiddGabriel Cattand (*1923 - 1997) dans :M*A*S*HSherlock Holmes attaque l'Orient-ExpressDeux cent mille dollars en cavaleBernard-Pierre Donnadieu (*1949 - 2010) dans :Apocalypse Now ReduxLa Couleur du destinMatch en famille (téléfilm)Pierre Trabaud (*1922 - 2005) dans :Le DétectiveLe MeilleurMarcel Bozzuffi (*1929 - 1988) dans :Les Gens de la pluieSanglantes ConfessionsMarc Cassot (*1923 - 2016) dans :THX 1138 (1er doublage)Tout... sauf en familleMarc de Georgi (*1931 - 2003) dans :Tueur d'éliteLonesome Dove (mini-série)Michel Ruhl dans :Thank You for SmokingLe JugeGuy Chapellier8 dans :Le Parrain (2e doublage)Le Parrain 2 (2e doublage)Michel Bedetti dans :La RouteLes Insoumiset aussiJean Berger (*1917 - 2014) dans Le Combat du capitaine NewmanJoël Martineau dans Countdown (2e doublage)Pierre Vaneck (*1931 - 2010) dans Le Parrain (1er doublage)William Sabatier dans Police ConnectionFrancis Lax (*1930 - 2013) dans Échec à l'organisationJacques Thébault (*1924 - 2015) dans L'ÉvadéPhilippe Clay dans L'aigle s'est envoléPierre Santini dans Apocalypse NowRoger Carel dans Ike8 (téléfilm)Claude Joseph (*1926 - 1995) dans Le Bateau phareAndré Valmy (*1919 - 2015) dans ColorsMario Santini (*1945 - 2001) dans Staline (téléfilm)Roland Ménard (*1923 - 2016) dans Operation Attila EichmanJean-Claude Sachot dans The Gingerbread ManJean Lescot (*1938 - 2015) dans Deep ImpactJean-Marc Delhausse dans THX 1138 (2e doublage) Ramón Estévez, dit Martin Sheen, est un acteur américain né le 3 août 1940 à Dayton (Ohio). Il est le père des acteurs Charlie Sheen, Emilio Estevez, Ramon Estevez et Renée Estevez et le frère de Joe Estevez.D'origine espagnole (Galice) par son père Francisco Estévez1, et irlandaise (comté de Tipperary) par sa mère Mary Ann Phelan, il est le septième d'une fratrie de dix enfants. À l'âge de dix-neuf ans, il aurait fait exprès de rater l'examen d'entrée à l'Université de Dayton pour devenir comédien2. Il part ensuite pour New York où il joue au théâtre et à la télévision. En 1961, il apparaît ainsi dans un épisode de la série télévisée Route 66. Il adopte alors le nom de scène de Martin Sheen, en référence au directeur de casting de CBS Robert Dale Martin, qui lui a offert son premier rôle, et à l'archevêque Fulton Sheen. Il débute sur le grand écran en 1967 dans L'Incident de Larry Peerce2. Il décroche un rôle plus important l'année suivante dans The Subject was Roses, d'après la pièce de théâtre éponyme qu'il a lui-même jouée2. L'acteur se fait surtout remarquer en 1973 avec La Balade sauvage de Terrence Malick, où il est la tête d'affiche avec Sissy Spacek. Malgré tout sa carrière cinématographique peine à vraiment décoller, il tourne alors de nombreux téléfilms2. Il revient au cinéma en 1976 avec Le Pont de Cassandra de George Cosmatos, aux côtés de Sophia Loren, Richard Harris et Burt Lancaster. En 1979, il remplace au pied levé Harvey Keitel, après deux semaines de tournage, pour le rôle du capitaine Willard dans le film de guerre de Francis Ford Coppola, Apocalypse Now2. La scène d'ouverture, dite de « la chambre d'hôtel » est fameuse, mais elle l'est encore plus quand on connaît les détails du tournage : pour s'imprégner de la psychologie malade et fragilisée de son personnage, Martin Sheen s'enferme pendant deux jours dans la chambre d'hôtel, tout en buvant des quantités impressionnantes d'alcool. Coppola ne le dirige presque pas, tellement l'acteur correspond à l'image qu'il avait du personnage. L'acteur s'implique si bien qu'il s'ouvre la main en brisant un miroir ; Coppola veut arrêter de tourner, mais Sheen insiste pour continuer. Le tournage du film se poursuit sur plusieurs mois dans des conditions climatiques et techniques difficiles, qui provoquent chez l'acteur une grave attaque cardiaque2. Refusant que le tournage soit interrompu trop longtemps par sa faute, Martin Sheen exige de continuer à travailler et revient sur le plateau, après seulement cinq semaines de repos. Le film se poursuit donc pour lui sous étroite surveillance médicale. Ce n'est qu'une fois le film terminé qu'il accepte de prendre le temps de se soigner efficacement. Grâce à Apocalypse Now, il obtient davantage de rôles dans les années 1980 : celui d'un journaliste dans Gandhi (1982) de Richard Attenborough ou encore de Greg Stillson dans Dead Zone (1983) de David Cronenberg. Malgré cela, il reste un acteur engagé, apparaissant notamment dans le documentaire Broken Rainbow, qui revient sur la relocalisation forcée de milliers d'indiens Navajo en raison de spéculations minières en Arizona. Il continue cependant d'apparaître dans des grosses productions, comme Wall Street (1987) d'Oliver Stone, où il joue pour la première fois aux côtés de son fils Charlie Sheen. En 1990, il s'essaie à la réalisation avec le long-métrage Cadence, dans lequel il apparaît à nouveau avec son fils Charlie. Durant les années 1990, malgré de nombreux films tournés, il est rarement la tête d'affiche. Il est ainsi le second rôle masculin de Gettysburg (1993) où il incarne Robert Lee puis de Le Président et Miss Wade (1995) avec Michael Douglas. En 1996, il est dirigé par son fils Emilio Estevez dans The War at Home. En 1999, il incarne le président des États-Unis Josiah « Jed » Bartlet dans la série télévisée À la Maison-Blanche. La série est un succès et connaîtra sept saisons, jusqu'en 2006. Il continue tout de même d'apparaître dans divers projets de ses fils : dans un épisode de la sitcom de Charlie Mon oncle Charlie en 2005 ou encore dans le film Bobby d'Emilio en 2006. La même année, il obtient un rôle dans Les Infiltrés de Martin Scorsese. En 2012, il apparaît dans plusieurs épisodes de la série télévisée Anger Management, où il joue le père du personnage incarné par son fils Charlie Sheen. Il incarne également Benjamin Parker dans le reboot des aventures de Spider-Man, The Amazing Spider-Man de Marc Webb. Il reprend le personnage deux ans plus tard dans The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros (The Amazing Spider-Man 2) du même réalisateur. Engagement politique Martin Sheen en octobre 2007Sur le plan politique, il milite depuis toujours pour le Parti démocrate, dans une mouvance pacifiste et écologiste. Il est ainsi l'un des acteurs ayant mené la contestation hollywoodienne de la guerre en Irak en 2003, qu'il condamne non pas comme illégitime, mais comme non nécessaire. A contrario, il approuve les ingérences des États-Unis dès lors qu'ils utilisent des moyens non-violents. Ainsi, il a apporté son soutien à l'action de l'Albert Einstein Institution et de la National Endowment for Democracy pour renverser le président Milosević3. Par ailleurs, il soutient l'association écologiste Sea Shepherd Conservation Society. Il a également toujours été un fervent admirateur des Kennedy, notamment de Bob Kennedy, le frère de JFK ; il a assisté à un discours de Robert Kennedy et affirme que les États-Unis ont beaucoup perdu le jour de son assassinat. Il joue d'ailleurs en 2006 dans le film de son fils Emilio, Bobby. Loin de l'image que beaucoup d'Européens se font des Nord-Américains, il fait plutôt partie de cette génération d'intellectuels et d'artistes désabusés par un retour de ce qu'ils avaient pu combattre pendant les années 1960/1970, notamment le conflit irakien mené par l'administration de George Bush fils. Le 27 octobre 2007, il a, comme son fils Charlie Sheen, remis en cause la thèse officielle relative aux attentats du 11 septembre 2001 et soutenu les théories du complot. FilmographieCinémaAnnées 1960-19701967 : L'Incident (The Incident) de Larry Peerce : Artie Connors1968 : The Subject Was Roses d'Ulu Grosbard : Timmy Cleary1970 : Catch 22 de Mike Nichols : le premier-lieutenant Dobbs1972 : Rage de George C. Scott : le major Holliford1973 : La Balade sauvage (Badlands) de Terrence Malick : Kit1976 : Le Pont de Cassandra (The Cassandra Crossing) de George Cosmatos : Robby Navarro1977 : La Petite Fille au bout du chemin (The Little Girl Who Lives Down the Lane) de Nicolas Gessner : Frank Hallet1979 : Apocalypse Now de Francis Ford Coppola : le capitaine Willard1979 : L'Étalon de guerre (Eagle's Wing) de Anthony Harvey : PikeAnnées 19801980 : Nimitz, retour vers l'enfer de Don Taylor : Warren Lasky1981 : Loophole de John Quested : Stephen Booker1982 : That Championship season de Jason Miller : Tom Daley1982 : Gandhi de Richard Attenborough : Vince Walker1982 : Enigma de Jeannot Szwarc : Alex Holbeck1983 : Dead Zone de David Cronenberg : Greg Stillson1983 : Un homme, une femme, un enfant (Man, Woman and Child) de Dick Richards : Robert Beckwith1983 : In the King of Prussia, film documentaire réalisé par Emile de Antonio : le juge Samuel Salus II1984 : Charlie (Firestarter) de Mark L. Lester : le capitaine Hollister1987 : Wall Street d'Oliver Stone : Carl Fox1987 : Les Envoûtés (The Believers) de John Schlesinger : Cal Janisson1987 : Siesta de Mary Lambert (réalisatrice) : Del1988 : Da de Matt Clark : Charlie Tynan1988 : Judgment in Berlin de Leo Penn : Herbert J Stern1989 : Marked for murder de Rick Sloane : l'homme dans le parc1989 : Cold front d'Allan A. Goldstein : John Hyde1989 : L'Héritier de Beverly Hills (Beverly Hills Brats) de Jim Sotos : le docteur Jeffrey Miller1989 : Au-delà des étoiles (Beyond the Stars) de David Saperstein : Paul AndrewsAnnées 19901990 : Cadence de Martin Sheen : Sergent-chef Otis McKinney1991 : JFK d'Oliver Stone : le narrateur1991 : Aux cœurs des ténèbres : L'Apocalypse d'un metteur en scène (Hearts of Darkness : A Filmmaker's Apocalypse), documentaire d'Eleanor Coppola, George Hickenlooper et Fax Bahr : lui-même1993 : Le Profiler (When the Bough Breaks) de Michael Cohn : le capitaine Swaggert1993 : Ghost brigade de George Hickenlooper : le général Haworth1993 : Hear no evil de Robert Greenwald : le lieutenant Brock1993 : Gettysburg de Ronald F. Maxwell : le général Robert E. Lee1993 : Hot Shots! 2 (Hot Shots! Part Deux) de Jim Abrahams : Benjamin Willard1994 : Hits! de William R. Greenblatt : Kelly1994 : Boca de Walter Avancini et Zalman King : Jesse James Montgomery1995 : Le Président et Miss Wade (The American President) de Rob Reiner : A.J. MacInerney1995 : Génération sacrifiée (Dead presidents) de Albert et Allen Hughes : le juge1995 : Gospa de Jakov Sedlar : le père Jozo Zovko1996 : The War at Home d'Emilio Estevez : Bob Collier1996 : Entertaining Angels: The Dorothy Day Story de Michael Ray Rhodes : Peter Maurin1997 : Spawn de Mark Dippé, basé sur le comics Spawn de Todd McFarlane : Jason Wynn1997 : Péril en mer (Hostile Waters) de David Drury1997 : La Dernière Cavale (Truth or Consequences, N.M.) de Kiefer Sutherland : Monsieur1998 : La Loi du sang (Snitch) de Ted Demme : Hanlon1998 : Free Money de Yves Simoneau : le directeur1999 : Une fille qui a du chien (Lost and Found) de Jeff Pollack : MillstoneAnnées 20002001 : Othello 2003 (O) de Tim Blake Nelson : Duke Gouldingademy2003 : The Commission de Mark Sobel2003 : Arrête-moi si tu peux (Catch Me If You Can) de Steven Spielberg : Roger Strong2006 : Les Infiltrés (The Departed) de Martin Scorsese : Oliver Queenan2006 : Bobby d'Emilio Estevez : Jack2007 : Les Oubliées de Juarez (Bordertown) de Gregory Nava : George Morgan2007 : Flatland (Flatland: The Movie) de Jeffrey Travis et Dano Johnson : Arthur Square2007 : Talk to Me de Kasi Lemmons : E.G. Sonderling2009 : Conspiracy (Echelon Conspiracy) de Greg Marcks : Raymond Burke2009 : Dans ses rêves (Imagine That) de Karey Kirkpatrick : Dante D'Enzo2009 : Love Happens de Brandon Camp : le beau-père de Burke Ryan2009 : Chamaco de Miguel Necoechea : Dr Frank IrwinAnnées 20102010 : The Way d'Emilio Estevez : Thomas Avery2011 : Secret Identity (The Double) de Michael Brandt : Tom Highland2011 : Bhopal: A Prayer for Rain de Ravi Kumar : Warren Anderson2011 : Stella Days de Thaddeus O'Sullivan : Daniel Barry2012 : The Amazing Spider-Man de Marc Webb : Benjamin Parker2012 : Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare (Seeking a Friend for the End of the World) de Lorene Scafaria : Francke2013 : Ask Me Anything d'Allison Burnett : Glenn Warburg2014 : The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros (The Amazing Spider-Man 2) de Marc Webb : Benjamin Parker2014 : Favelas (Trash) de Stephen Daldry : le Père Juilliard2015 : Selma d'Ava DuVernay : le juge Frank Minis Johnson2016 : L'Exception à la règle (Rules Don't Apply) de Warren Beatty : Noah Dietrich2016 : Le Messager (The Vessel) de Julio Quintana : ère Douglas2018 : Come Sunday de Joshua Marston : Granville Oral RobertsTélévision1961 : Route 66 - Saison 2, épisode 12 : Packy1961-1964 : Les Accusés (The Defenders) - 4 épisodes : Adam Novins / Arnold McCabe / Dino Locatelli / Joey Americus1962 : Naked City - Saison 3, épisode 15 / saison 4, épisodes 4 et 11 : un serveur / Philip « Philly » Kosnik / Nick1962-1963 : The United States Steel Hour - Saison 10, épisodes 2, 13 et 17 : Walt / Tom1962-1963 : Armstrong Circle Theatre - Saison 12, épisode 11 / saison 13, épisode 17 : Martin Scott / Fuller1963 : Arrest and Trial - Saison 1, épisode 11 : Dale Beatty1963 : Au-delà du réel (The Outer Limits) - Saison 1, épisode 10 : Arthur Dix1963-1964 : East Side/West Side - Saison 1, épisodes 3 et 21 : le premier officier arrêté / Vince Arno1963-1964 : The Nurses - Saison 2, épisode 13 / saison 3, épisodes 2 et 3 : Saunders / Carl1964 : Mes trois fils (My Three Sons) - Saison 4, épisode 32 : Randy Griggs1965 : For the People - Saison 1, épisode 6 : Louis Cahane1965 : The Trials of O'Brien - Saison 1, épisode 10 : Arthur Beckett1965-1970 : As the World Turns : Jack Davis1966 : Hawk, l'oiseau de nuit (en) (Hawk) - Saison 1, épisode 5 : Peter Jannus1966 : Ten Blocks on the Camino Real (téléfilm) de Jack Landau : Kilroy1967 : Flipper le dauphin (Flipper) - Saison 3, épisode 17 : Phil Adams1967 : The Catholic Hour - 3 épisodes : le jeune homme1967 : The Edge of Night - épisodes inconnus : Roy Sanders1968 : Camera Three - Saison 13, épisodes 21 et 22 : Hamlet1968 : NYPD - Saison 2, épisode 8 : Fred Janney1968 : Mission impossible (Mission: Impossible) - Saison 3, épisode 18 : Lieutenant Albert Brocke1969 : Ranch L (Lancer) - Saison 1, épisode 22 : Andy Blake1969 : Then Came Bronson - épisode pilote : Nick Oresko1970 : Bracken's World (en) - Saison 1, épisode 22 : Joey Jason1970 : The Andersonville Trial (téléfilm) de George C. Scott : Capitaine Williams1970 : L'Homme de fer (Ironside) - Saison 4, épisode 22 : Johnny1970 : Matt Lincoln - Saison 1, épisode 2 : Charles1970 : Hawaï police d'État (Hawaii Five-O) - Saison 2, épisode 20 / saison 4, épisode 4 : Arthur Dixon / Eddie Calhao1972 : That Certain Summer (en) : Gary McCain1973 : Le Visiteur (Catholics aussi nommé Conflict) Téléfilm de Jack Gold : Père Kinsella1973 : Columbo, saison 3, épisode 1 : Adorable mais dangereuse (Lovely but Lethal)1973 : Les Rues de San Francisco (série) - Saison 2, épisode 2 (Betrayed) : Dean Knox1974 : The California Kid de Richard T. Heffron : Michael McCord1989 : Objectif nucléaire (Nightbreaker) de Peter Markle : Dr Alexander Brown1991 : Un amour de banquier1991 : Présumé Coupable1992 : The Last P.O.W.? The Bobby Garwood Story1992 : Touch and Die1992 : Original Intent1993 : Queen1993 : En quête de justice1993 : Guns of Honor1994 : Fortunes of War1994 : Un des siens (One of Her Own) : Pete Maresca1994 : Trigger Fast1994 : Roswell, le mystère (Roswell) de Jeremy Kagan1995 : Captain Nuke and the Bomber Boys de Charles Gale1995 : Sacred Cargo1995 : Dillinger and Capone1995 : The Break1995 : Running Wild1996 : The Elevator1996 : Alchemy1996 : Opération Alf (Project: ALF)1997 : Projet Médusa1998 : Voyage of Terror1998 : Babylon 5: The River of Souls1998 : Le Couloir de la mort1998 : Onde de choc (No Code of Conduct) de Bret Michaels1999 : Gunfighter1999 : Ninth Street1999 : The Darklings1999 : Cyclone (Twister II : Extreme tornado)1999 : A Texas Funeral1999 : D.R.E.A.M. Team1999 : Au cœur du labyrinthe1999 : Chasseurs de frissons (The Time Shifters / Thrill Seekers)1999 : A Stranger in the Kingdom1999-2006 : À la Maison-Blanche (The West Wing) : le président Josiah « Jed » Bartlet (154 épisodes)2003 : Milost mora2005: Mon Oncle Charlie : Harvey, le père de Rose2012- 2014 : Anger Management : Martin Goodson2015 - 2018 : Grace et Frankie : Robert2017 : L.M. Montgomery's Anne of Green Gables: Fire & Dew : Matthew CuthbertJeux vidéo2010 : Mass Effect 2 : L'Homme-trouble (voix originale)2012 : Mass Effect 3 : L'Homme-trouble (voix originale)Voix françaisesEn France, Philippe Ogouz4,5,6 et Marcel Guido5,7,8 sont les voix françaises régulières en alternance de Martin Sheen5,8. Auparavant Patrick Floersheim l'a également doublé à sept reprises principalement vers les années 19904. Depuis, Philippe Ogouz, qui est retraité, n'a pas totalement stoppé son activité dans le doublage et poursuit son travail, quant à Marcel Guido, il continue encore de manière occasionnelle à le doubler bien que d'autres comédiens le doublent aussi. Condition: Neuf, Sous-thème: Affiche de Cinéma, Caractéristiques: Couleur, Qualité: Bon

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